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La voie à suivre – Droit au crimeDroit au crime

Le département pénitentiaire du Tennessee a conclu son rapport annuel 2016 avec une vision franche mais réfléchie de «la voie à suivre». Ce faisant, il a reconnu que «les délinquants qui subissent des transitions soigneusement conçues de l'incarcération à la collectivité sont plus susceptibles de réussir que les délinquants qui ne sont pas en transition» (rapport du ministère des Services correctionnels, 2016). De plus, un tel «modèle de supervision sans faille» doit prendre en compte «le moment de la mise en liberté sous condition pour maximiser les chances de succès est essentiel, car la recherche a prouvé qu'incarcérer les délinquants trop longtemps est aussi préjudiciable que de ne pas les incarcérer assez longtemps» (Department of Corrections Rapport 2016).

Le Ministère a expressément reconnu certaines lacunes dans la réalisation de ce «modèle de surveillance uniforme», soulignant «les tendances à la baisse de l'octroi de la libération conditionnelle et les taux de révocation constamment élevés» (rapport du ministère des Services correctionnels, 2016).

Premièrement, le Ministère admet sa préoccupation quant au fait que «les audiences de libération conditionnelle ayant abouti à une libération conditionnelle ont diminué de 7,6% entre 2012 et 2015» et que «seulement 28% des criminels incarcérés se voient accorder la libération conditionnelle conformément à leur date d'admissibilité à la libération» ( The Department of Corrections 2016). Cependant, le Ministère est optimiste que les réformes contenues dans la Loi sur la sécurité publique de 2016 atténueront ces préoccupations (ann. Du Code Tenn., § 40-35-207). Il y a de bonnes raisons d'être optimiste. En vertu de cette nouvelle loi, chaque détenu doit subir une évaluation des risques et des besoins avant le prononcé de la peine, qui doit être prise en considération tout au long de son processus avec le système de justice pénale. L'évaluation comprend une évaluation des éventuels problèmes de toxicomanie et de santé mentale, ainsi que de la probabilité de récidive. On pense que ces évaluations permettront à un plus grand nombre de délinquants d'accéder à des programmes de détermination de la peine ou à des programmes de traitement pendant leur incarcération. Cependant, des réformes supplémentaires peuvent être nécessaires pour s'assurer que la Commission des libérations conditionnelles tient compte de ces évaluations et, en particulier, que davantage de délinquants admissibles et admissibles à la libération conditionnelle obtiennent les mêmes évaluations. Peut-être qu'une reddition de comptes supplémentaire, comme un rapport annuel à l'Assemblée législative pour chaque refus de libération conditionnelle, et exiger une décision écrite plus approfondie qui énonce leurs constatations et conclusions, peut être nécessaire.

Un autre sujet de préoccupation est le fait que «40% des admissions annuelles dans les lits de prison sont le résultat de la révocation d'un contrevenant technique» (TN Department of Corrections 2016). La Loi sur la sécurité publique s'attaque en partie à cette question en demandant des sanctions alternatives pour les violations de la supervision, le cas échéant, en fonction de l'évaluation des risques et des besoins. Cependant, l’un des facteurs qui peuvent continuer d’entraver la transition réussie d’un détenu dans la société est le manque apparent de ressources allouées à la supervision. Le résumé statistique 2016 du ministère indique que la population totale de délinquants sous surveillance communautaire s'élevait à 78 825 personnes, avec seulement un total de 875 employés dédiés à la supervision (TN Department of Corrections Statistical Abstract 2016). Le ministère signale en outre qu'au cours de l'exercice 2015-2016, 43% des 8 766 délinquants qui ont été libérés de la surveillance en raison d'une violation étaient des violations techniques ou un test de dépistage de drogues échoué (TN Department of Corrections 2016). Avec des ressources supplémentaires dédiées aux programmes de réinsertion dans les prisons, comme le traitement de la toxicomanie et le développement de la main-d'œuvre, couplées à une augmentation du nombre d'employés dédiés à la supervision, ils subiraient probablement une diminution globale du nombre d'infractions à la surveillance et, en fin de compte, diminueraient le nombre de population carcérale totale.

Le département des services correctionnels du Tennessee joue un rôle vital, et de plus en plus important, pour assurer la sécurité publique. À mesure que le Ministère avance «la voie à suivre» pour atteindre l'objectif de réadaptation et d'intégration de chaque délinquant dans la société, il doit être doté du soutien nécessaire. Les législateurs doivent veiller à ce que la Commission des libérations conditionnelles exerce de bonne foi dans son examen des demandes de libération conditionnelle admissibles et que le Ministère dispose des ressources nécessaires pour superviser, réhabiliter et soutenir les personnes libérées.

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